La Marinière
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Costume et accessoires
Le costume
Tout d’abord, commençons par le costume en lui-même. Celui-ci est constitué de toile de jute sur laquelle différents motifs (lions, couronnes, étoiles) sont cousu. Certains costumes peuvent atteindre 200 motifs. On retrouve les couleurs nationales, c’est-à-dire le noir, le jaune et le rouge. Des bandes de feutrines sont également présentent. Les costumes des gilles ne sont pas tous identiques, en effet, ce système permet au différents louageurs de reconnaître leurs costumes.
Le chapeau
Il est constitué d'une armature métallique, d'une forme en carton recouvert de toile et de dentelle l'avant est décoré par des parures dorées. Il est surmonté par huit ou douze plumes d'autruche, celles-ci sont constituées de plusieurs petites plumes pour obtenir une hauteur d'un mètre cinquante. A l'arrière on lui attache quatre ou cinq rubans, une jugulaire sert à le maintenir au cou. Son poids est de plus ou moins 3 kilos. Le travail fournit pour la fabrication de ce chapeau est très important. (Plusieurs mois). Il est évident que le chapeau fait le panache du cortège des gilles et qu'il est préconisé.
La barrette et mouchoir de cou
Les cheveux sont toujours cachés par la barrette et le mouchoir de cou.
La collorette
Appelée aussi pèlerine en dialecte, elle est constituées de ruban plissé comme pour les extrémités du costumes et est brodée par de la dentelle ou des franges dorées.
Le grelot
Le grelot de poitrine, pris aux chevaux, est placé sur le plastron, à l’avant. Les grelots ont des poids différents ; le son est fonction de la taille du grelot.
L’apertintaille
Ce mot signifie ceinture en dialecte local, elle est confectionnée en toile de lin et de laine de couleur jaune et rouge et mesure 10 à 15 cm de large. Elle supporte suivant la grandeur de 7 à 9 cloches en laiton et son poids est de plus ou moins 2 kilos à 3 kg.
Le sabot
Spécialement fabriqués pour les gilles, le sabot est creusé soit dans le peuplier, soit dans le saule par des machines dans les Ardennes. Il ne reste plus qu’à lui donner sa couleur et il passera 7 à 8 heures dans un fumoir. A l’avant, on cloue le ruban plissé et on ajoute une talonnette en demi-cercle et une bride.
Le panier
Le panier contenant les oranges distribuées aux passants est en osier. Autrefois, il était en fil métallique (genre panier à salade): le Gille le garnissait de produits de son jardin. C'est vers les années 1900 que fut généralisé le panier en osier fabriqué dans la région de la Gaume.
L’orange
A l'origine, le gille, pour fêter le renouveau, offrait du pain et des fruits locaux, signe de fertilité et du travail de l'homme, par la suite de l'importation de fruits exotiques et de meilleur conjoncture, l'orange fut adoptée. C'est une manière de communiquer avec le public et lui montrer la générosité du personnage.
Le ramon
L'origine est un balai, il servait ainsi que les vessies de porc remplient d'eau à taquiner les personnes qui ne participaient pas à la fête. Suite probablement à des incidents le manche fût interdit, par la suite la tête du balai est devenue un “ramon” fait de brindilles de saule assemblées par trois ligaments en rotin.
Famille « Kerstens »
Une des familles les plus connues dans le monde de la confection du costume de Gilles est sans doute la famille « Kerstens ». Leurs ateliers se trouvent à Binche et leur savoir-faire se passe de père en fils. Sans oublier les autres artisans qui jouent un rôle prépondérant dans la création d'accessoires et qui permet la conservation du fleuron de notre patrimoine local.
